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Comment mieux organiser les suivis clients dans une PME?

Photo du rédacteur: Jessica Mireault
Jessica Mireault
26 août
5 min de lecture

Dernière mise à jour : 25 sept.

Un client attend une réponse, une soumission doit être relancée et une information importante reste enfouie dans une boîte de courriels. Pendant ce temps, chacun croit que quelqu’un d’autre s’occupe du suivi.


Dans une PME, les suivis clients reposent souvent sur la mémoire du dirigeant, des notes personnelles, des courriels ou plusieurs outils qui ne communiquent pas entre eux. Cette méthode peut fonctionner lorsque le volume est faible, mais elle devient rapidement difficile à maintenir lorsque l’entreprise grandit.


Le problème n’est généralement pas un manque de volonté. Il vient plutôt de l’absence d’une méthode commune permettant de savoir ce qui doit être fait, quand et par qui.


Voici une façon simple d’organiser les suivis clients afin de réduire les oublis et de donner une meilleure visibilité à votre équipe.


Organiser les suivis clients : une méthode simple


Un suivi bien structuré permet de connaître rapidement l’état d’un dossier et la prochaine action à réaliser. Il réduit également le nombre de questions adressées au dirigeant et facilite la continuité lorsqu’une personne est absente.


L’objectif n’est pas de consigner chaque détail ni d’ajouter une nouvelle tâche administrative. Il s’agit de conserver, au même endroit, les quelques informations nécessaires pour qu’une autre personne puisse comprendre la situation et poursuivre le travail.


Si vos suivis reposent encore principalement sur vos rappels, cela peut aussi indiquer que certaines opérations de votre PME dépendent trop de vous.


1. Centralisez les suivis dans un seul endroit


La première étape consiste à choisir un endroit officiel où tous les suivis importants seront consignés.


Il peut s’agir d’un fichier Excel, d’un tableau partagé, d’un logiciel de gestion de projets, d’un CRM ou d’un outil spécialisé. Le choix de la plateforme importe moins que la constance avec laquelle elle est utilisée.


Lorsqu’une partie de l’information se trouve dans les courriels, une autre dans un carnet et une troisième dans un logiciel, personne ne possède une vue complète de la situation. Une seule source de référence réduit les recherches, les doublons et les oublis.


Votre équipe doit pouvoir répondre à cette question : « Où dois-je regarder pour savoir ce qui doit être fait? »


2. Indiquez toujours la prochaine action


Un statut comme « en cours » ne permet pas de savoir ce qui doit réellement se passer ensuite.


Chaque suivi devrait comporter une prochaine action claire et concrète, par exemple :


  • rappeler le client;

  • transmettre la soumission;

  • confirmer une date;

  • obtenir un document;

  • vérifier une décision;

  • planifier une visite.


Une prochaine action bien définie permet à la personne responsable de reprendre le dossier sans devoir relire tous les échanges. Elle rend également les réunions de suivi plus courtes et plus efficaces.


3. Ajoutez une date précise


Une action sans date demeure facilement en attente.


Chaque prochaine action devrait donc être accompagnée d’une date cible. Cette date ne représente pas nécessairement l’échéance finale du dossier. Elle indique plutôt le moment où une intervention ou une vérification doit avoir lieu.


Par exemple, une soumission envoyée aujourd’hui peut comporter une relance prévue dans cinq jours. Le suivi reste ainsi visible sans dépendre de la mémoire de la personne qui l’a transmis.


Les dates permettent aussi de distinguer les dossiers actifs de ceux qui n’exigent aucune intervention immédiate.


4. Attribuez un seul responsable


Lorsque plusieurs personnes sont responsables d’un même suivi, il arrive souvent que personne ne le prenne réellement en charge.


Chaque action devrait être attribuée à une seule personne, même si plusieurs membres de l’équipe participent au dossier. Cette personne n’a pas à tout accomplir elle-même, mais elle doit s’assurer que la prochaine étape avance.


Cette clarification évite les suppositions et facilite la responsabilisation. Elle permet également au dirigeant de vérifier l’avancement sans devoir intervenir dans chaque détail.


Tableau numérique et agenda utilisés pour planifier les suivis clients d’une PME.

5. Utilisez des statuts simples et communs


Un trop grand nombre de statuts complique la gestion. Quelques étapes bien définies suffisent généralement pour obtenir une bonne vue d’ensemble.


Selon votre réalité, vous pourriez utiliser :


  • nouveau;

  • à traiter;

  • en attente du client;

  • en cours;

  • suivi à effectuer;

  • terminé.


L’important est que chaque statut ait la même signification pour tous. Par exemple, « en attente » devrait préciser si l’équipe attend une réponse du client, un document, une approbation ou une action interne.


Une méthode commune facilite la lecture du tableau et réduit les interprétations différentes d’une personne à l’autre.


6. Instaurez une courte routine de vérification


Même le meilleur tableau de suivi devient inutile s’il n’est jamais consulté.


Prévoyez une courte routine quotidienne ou hebdomadaire pour vérifier :


  • les actions arrivées à échéance;

  • les suivis en retard;

  • les dossiers sans prochaine action;

  • les responsabilités non attribuées;

  • les situations nécessitant une décision.


Cette vérification peut être réalisée individuellement ou pendant une courte rencontre d’équipe. Elle ne devrait pas servir à raconter tout l’historique des dossiers, mais à repérer rapidement ce qui bloque et ce qui doit avancer.


Une routine de quelques minutes est souvent plus efficace qu’une longue réunion occasionnelle.


7. Automatisez seulement ce qui est déjà clair


Les rappels automatiques, les confirmations et les changements de statut peuvent réduire plusieurs tâches répétitives. Toutefois, l’automatisation ne corrige pas une méthode de suivi mal définie.


Avant d’automatiser, assurez-vous de savoir :


  • quel événement déclenche le suivi;

  • quelle action doit être réalisée;

  • à quel moment elle doit avoir lieu;

  • qui en est responsable;

  • dans quelles situations une intervention humaine est nécessaire.


Une fois ces règles établies, l’outil peut envoyer un rappel, créer une tâche ou transmettre une confirmation automatiquement. Votre équipe conserve alors son attention pour les situations qui exigent réellement un jugement ou une conversation.


Un tableau de suivi peut rester très simple


Pour commencer, chaque dossier peut contenir seulement les informations suivantes :


  • nom du client ou du prospect;

  • sujet du suivi;

  • dernière action réalisée;

  • prochain action;

  • date cible;

  • personne responsable;

  • statut;

  • note importante.


Ces renseignements offrent déjà une vue claire de la situation. Vous pourrez ensuite ajouter des champs uniquement lorsqu’un besoin réel se présente.


Un tableau simple utilisé régulièrement apporte davantage de valeur qu’un système complexe que l’équipe trouve difficile à maintenir.


Par où commencer?


Choisissez un seul type de suivi qui cause régulièrement des oublis ou des interruptions : les soumissions, les demandes entrantes, les rendez-vous ou les relances clients.


Rassemblez les dossiers actifs dans un même endroit, puis ajoutez une prochaine action, une date et un responsable pour chacun. Testez cette méthode pendant quelques semaines avant de l’étendre à d’autres activités.


L’objectif n’est pas de tout restructurer immédiatement. Il est de créer une première méthode fiable qui pourra évoluer avec votre entreprise.


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